14.09.2011
Une jolie robe

La silhouette est jolie
Ses rondeurs entourées de fleurs chatoyantes
L'étiquette de sa mise demande de bien la lire
Ni précipitation ni excitation
La prendre à tâton avec délicatesse
Lui ouvrir le col pour la déboucher
Sur cet instant sublime pour la humer
Dans le creux de la main
Verser quelques gouttes
De ce baume enchanteur
Y mirer la promesse
De douces ivresses
Qui sous sa robe
Va vous réveler
Un corps
Qui va vous emporter
Swann
00:23
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12.09.2011
L'histoire d'un croissant
02:28
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27.05.2010
FEU DE TOI ... FEU DE MOI
Deux silex frottés forment étincelle
Dans l'âtre pour enflammer
Le bûcher qui va forger
Cet outil essentiel
Pour capturer
L'animal sauvage
A notre survie
Celui qui va nous nourrire
De sa substance
De son essence
Pour notre descendance
Gorgés de sa force
De sa fécondité
L'un sur l'autre enlacés
Nos membres emmêlés
Voluptés conjuguées
Nous jouissons
L'un de l'autre
Eblouis de nos neurones
A nous exploser
Sans retenue
Dans ce feu de joie
Qui plus tard ...
Trop tard ...
Sera feu de Nous
.... Swann ...
01:54
Écrit par swanny
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02.04.2010
QUAND MON CORPS EST EN MANQUE
Il réclame sa dose légitime de sublime
Cette tranche d'illusion qui
Dans la prise de conscience
De sa vie va se trouver
En manque de son rêve
Hallucinatoire
De cette fumée
Celle de la sèche
Celle que l'on se roule avec volupté
Une feuille de papier maïs
Quelques brindilles d'herbes toxiques
Porter à ses lèvres
Ce rouleau de rêves
A défaut de sentir
Sur le corps ce désir
De baisers et de caresses
La nicotine tresse
Un semblant d'absence
Me sentir vide d'elle
Ne me console pas
D'être en manque de toi
.... Swann ....
03:43
Écrit par swanny
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15.03.2010
SELON LES COURBES DE NOS CORPS
Selon les courbes de mon corps
Sur lesquels tes mains vont se poser.
Je me retiens de te dire
"Si j'ai une pose pudique, ce n'est pas de ne pas avoir envie de toi.
C'est que de mon corps je crains un assaut".
"Si nous jouons à deux de mon anatomie,
C'est pour que ton regard trouve cette sensation fébrile
Qui va te mettre en émoi de mes émotions.
Tu peux me tâter, m'explorer.
Je sentirai en toi cette volupté
Des courbes de ton corps.
L'amour est cet unisson sans faim
"Je t'aime ... Moi non plus !
Continuons de nous dévorer"
... Swann ...
22:59
Écrit par swanny
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07.03.2010
DEUX CLAVIERS SE SONT CROISES
La première petite souris dit à l'autre :
- "Bonjour gent dame, ravi de faire votre connaissance"
"Ma souris est guidée par une voix masculine"
"Auriez-vous l'amabilité de correspondre avec moi ?"
"C'est bien là un engin qui ne se décline pas au masculin. Un souris ne se dit pas".
- "Petite souris mâle. Sous vos doigts virils, je sens bien selon votre tape sur les touches d'attirer sur vous mon attention"
"Si vous êtes souris noire, sachez que je suis souris blanche"
"Vos petites simagrées pour me séduire me laissent peu chaud de vos hommages"
"Offrez-moi plutôt un morceau de fromage".
- "Quoi ! Vous préférez un morceau de gruyère ? Fait de trous et de chimères !"
"Sachez, Madame, que dans mon caquelon j'offre mon onctuosité d'un ramage qui vaut mieux qu'un camembert de piètre qualité"
- "Soit ! Je veux bien vous tâter pour voir si vous êtes à point"
"Si dans la fondue vous ne répondez à mes espérances"
"Inutile d'insister pour vous confondre avec cette mie que je suis sensée vous être comme support"
"A votre odorat alléché par ce joli ramage qui vous met en appétit et me languit de vous d'être dévorée".
- "Et si nous nous plongions dans ce bain fendant de beaufort et de comté, parfumés d'ail et enivrés de kirsch, tourbillonnant dans une valse à mille temps ?"
- "Si vous m'emmenez dans un bal musette, la petite souris verte se transformera en petit rat de l'opéra"
"Des monts savoyards nous glisserons vers le lac des cygnes"
"Je vous montrerai comment sous une fontaine vous napper de ce joli halo qui vaut bien un brûlot".
..... Swann .....
02:35
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15.01.2010
MON FRERE
C'est du pain béni
J'ai retrouvé mon frère
A deux nous avons grandi
Souvent en silence
Dans une famille de non-dit
Il me prenait par la taille
Plus petite que lui
Dans nos jeux de bataille
Il avait le dessus
Mais j'étais fatale
Pour imposer mon sus
Sur quoi il faisait grise mine
Mais toujours s'avouait vaincu
De ma pertinence et de mon bien vu
Il est parti pour une terre
Inconnue de moi
Dans mon coeur il restera
Cette attache fidèle
"Tu te souviens de ..."
"Raconte-moi ..."
"Ces nuits à deux à nous réconforter ..."
Quand on possède un frère sur terre
C'est comme une histoire mêlée de mystères
Une coulée douce d'allusions
A notre enfance
Un regard vers lui
Tu te souviens de moi ....
Si tu ne sais plus à qui parler
Je suis là ....
A mon amie F.
.... Swann ....
03:12
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08.01.2010
ANNEE NOUVELLE
Déjà un mois que ma plume ne s'est plus trempée dans l'encrier.
Je n'ai pas dû voir le temps passer.
Mon coeur fut-il pris d'une nouvelle intrigue ?
Un homme charmant et conquérant
Le verbe facile, de nobles intentions dans son
profil.
Et me voilà détournée de ma page d'écriture.
L'oeil fixé sur cet engin funeste
Qui me bannit déjà de ses sms.
Je le trouvais mignon
Il me voyait désirable
Nous avons conjugé nos idées
D'une liaison
Qui à long terme
N'avait pas le parfum
D'une idylle en commun
Je l'ai vu partir
Sur une route glissante
De ce mois de décembre
J'ai patienté jusqu'en janvier
La neige a définitivement effacé
Son passage de mon calendrier
Au clair de la lune
Mon ami Pierrot
Prête-moi ta plume
Pour retrouver mes mots .....
..... Swann .....
06:23
Écrit par swanny
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08.12.2009
VOYAGE ....VOYAGE
Franchir la porte d'un aéroport, c'est laisser quelqu'un derrière soi.
La valise-trolley tractée sur nos pas.
Un dernier regard en arrière.
Un sourire adressé à une main levée.
Un baiser envoyé dans l'atmosphère au travers d'une paroi vitrée.
Entrer dans le no man's land. Ne plus être d'ici, ne pas encore être là-bas.
Une bulle de silence où chacun marche à pas feutrés.
Hommes, femmes,enfants .... Parfois petits chiens, n'ont plus d'identité
Ils sont en patience. Impatients de se libérer des bagages qu'ils vont stresser à récupérer.
Se faire enregistrer et être pris en charge par ceux qui ont autorité sur les passagers en transit.
Une dernière visite aux boutiques.
"Rien à déclarer à la douane ?"
"Si ! J'ai passé un beau séjour"
"Bon voyage ! Revenez-nous voir"
S'installer confortablement dans le salon d'attente.
Jonché de luxueuses revues. D'emballages sophistiqués de soda. Une machine mécanique les recyclera poussée par un être humain uniformisé.
Une voix mielleuse annonce, en quatre langues, l'embarquement immédiat.
Pour certains le coeur se serre. D'autres retiennent leur soulagement. Personne ne manifeste son sentiment.
La cordialité est de rigueur. Pas de bousculade. Chacun son tour. Il n'est pas question de naufrage.
Repérer son siège numéroté. Caler l'attaché-case élégamment dans le porte bagage cabine. Comme si ce geste acrobatique faisait partie du quotidien.
S'excuser de déranger pour atteindre sa place hublot.
Et là, je clique ma ceinture.
Un dernier SMS "Nous décollons" avant de couper contact avec terre.
Les moteurs se mettent à ronfler. Les turbos à suralimenter.
L'engin d'envol emprunte la piste.
Doucement glisse sur le tarmac. Prend son virage selon son degré.
Met toute la gomme pour ne pas rater son envol.
Un dernier soubresaut. Toutes les fusées fusent dans un bruit de tonnerre.
Les ailes déploient leurs stabilisateurs.
Le sol d'éloigne. Nous nous élevons plus haut encore.
Dans le creux de mon ventre, une douce jouissance.
Je m'envoie en l'air.
"Ladies and Gentlemen; Mesdames et Messieurs; le Commandant de bord et tout son équipage vous souhaitent la bienvenue sur le vol ....."
Déjà, j'ai les yeux dans les nuages ..... pour le prochain voyage.
.... Swann ....
01:16
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13.11.2009
QUAND UN AMI S'EN VA
Brusquement, c'est comme quand nous égarons les clefs de notre moteur.
L'auto mobile ne se met plus en route au quart de tour.
Le starting bloque quand nous l'incitons à démarrer.
Il s'étouffe dans ses emballements à poursuivre la route.
Il s'éteint, faute de n'avoir plus les sens pour carburer au besoin d'aller plus loin.
Nous avons beau ouvrir le capot, le coeur s'est éteint dans une sublime carrosserie.
Qui nous a rendu bien des services. Nous a conduits, toujours, où nous souhaitions aller.
Lasse ! L'Ami a mis un frein à sa mécanique usée.
Il nous laisse les clefs pour poursuivre. Mais n'est plus là, avec son étincelle, pour la suite du chemin.
A mon Ami René
.... Swann ....
03:00
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29.10.2009
LE GIVRé DU BOCAL
C'est ainsi que je l'ai surnommé.
En fait, comme dirait l'un de mes petits-enfants, ce sont deux poissons rouges venus égayer un coin du salon.
Dans une grande vasque transparente qui; jadis, devait servir à la sangria entre amis; ceux-ci avaient trouvé eau claire et coquillages pour batifoler et nager.
De leurs pseudos, S. et J., le plus beau était le mâle, J. magine.
Fier comme Artaban, les nageoires et la queue de poisson déployées en de longs voiles oranges majestueux, J. n'avait Dieu que pour sa compagne. La félicité de son attachement lui allait à ravir.
Le plus curieux est que son panache lui donnait l'assurance de se faire désirer.
Toujours à tourbillonner entre deux eaux.
Goulu du moindre flocon de spiruline de l'alimentation.
Taquinant sa compagne pour plus de câlins.
Frétillant, ventre doré à la surface, pour se faire remarquer de son audace.
Las de ses cabriolles, de ses fantasmes, J. s'est retrouvé recroquevillé au fond du bassin. Refusant toute nourriture.
Mis au repos dans une bulle de verre azurée, malgré toute sollicitude, J. ne pouvait plus, de ses lèvres en forme de coeur, qu'aspirer ses dernières heures.
Délicatement, je l'ai pris dans le creux de la main.
Mon ultime caresse l'a laissé sans réaction.
Par la voie naturelle des eaux, je l'ai glissé dans le courant qui rejoint le ru, la rivière, la mer, l'océan.
Petit poisson, ta compagne S. te pleure dans l'oh ! de son bocal. Mais cela ne se voit pas.
.... Swann ....
02:47
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21.10.2009
HEU ! RIONS UN PEU !
Jusqu'il y a peu, je me sentais en pleine forme.
Je vais juste consulter mon médecin pour le renouvellement d'une ordonnance d'un traitement à suivre.
Le praticien consciencieux, je le reconnais, afin de justifier ses honoraires m'examine de plus près.
OH ! HORREUR ! Il me découvre, sur l'écran de l'échographie, une petite tache suspecte.
"PAS D'AFFOLEMENT !" me dit-il. "Il s'agit sûrement, d'une "tumeur bénigne". Vous irez faire des examens complémentaires".
Voilà un monsieur qui a fait 7/9 ans de spécialisation en médecine pour me mettre "entre parenthèses" dans un diagnostic qu'il ne peut confirmer !!!!!
Rentrée chez moi, munie de prescriptions pour différents laboratoires et scanners à passer, je m'effondre dans les bras de .... mon sofa.
Le matin, j'allais bien. Mal nul part. Pas de fièvre au lever. La balance toujours fidèle à ma silhouette. Bon appétit. Joie de vivre avec mes enfants, mes Petits-Bout'Choux, mes ami(e)s, mes activités.
Je me découvre brusquement, devant la glace, une mine livide. Le cheveu terne. L'oeil vitreux. Un ventre rebondi. Les jambes flageolantes.
Je me vois rédiger mon testament. "Advienne que pourra". La science a pris ma destinée entre ses mains !!!!!
Je suis telle "La dame aux camélias" Plus que l'ombre de moi-même.
J'arrose mes plantes. Je soigne mes poissons rouges. Je regarde à l'horizon par la fenêtre.
Et là ! Je revois tous les bonheurs de ma vie. Tellement nombreux qu'ils seraient une longue litanie à Dieu de mes jours heureux.
Je rejoins mon médecin. Je vais passer par toutes "leurs drôles de machines". Faut faire avec son temps si l'on souhaite vivre longuement.
Prenez soin de vous. Lavez-vous souvent les mains. Eternuez dans votre avant-bras (n'oubliez pas de laver vos manchettes avec xyz qui lavent plus mieux qu'avant). Sans quoi vous risquez de propager la grippe A.
Plus que tout. Le meilleur vaccin contre ce qui use, "Aimez-vous" de câlins et d'attentions.
... Un @ de Swann ....
02:28
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19.10.2009
EVALUATION
Dans les cotes d'évaluation de mon blog, les meilleures et les bonnes me font plaisir.
C'est que j'ai pu amuser ou sensibiliser certains lecteurs, certaines lectrices; les divertir. Surtout, si mon écriture n'est pas parfaite.
Ce qui me ferait avancer dans mes erreurs de narration, c'est que le % de "médiocre" et ceux de "très mauvais" expriment leurs critiques.
Je pourrais, ainsi, m'améliorer. 
Il est vrai que, dans toutes formes d'expression, l'on ne peut pas plaire à tout le monde.
Si je ne vais pas voir certains artistes, ou si je n'écoute pas certaines musiques, je ne les qualifie pas pour autant de "médiocres" ou de "très mauvais".
Alors ! Courage les détracteurs de jeunes talents
. Exprimez-vous à votre tour.
Et là, le dialogue pourra commencer, ainsi que les échanges d'idées.
... Swann ...
01:44
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22.09.2009
22857 VISITES
Si j'ai ouvert un blog
C'était par désir de m'extérioriser
De m'exprimer
Par des mots simples et fantaisistes
De vous faire sourire
De ne pas chercher à jouer à l'artiste
22857 visites, c'est 228.. et dès ... muets
Qui me lisent, me suivent
Ne disent mots.
Je me sens, ici,
Comme dans nos tours infernales
Celles où le voisin
Vous passe sous le nez
Sans se présenter
La toile est une formule moderne d'expression
Où chacun se préserve
Dans son anonymat
Ici, comme ailleurs
Il n'y a pas de communication
Swann
01:48
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21.09.2009
NIQUE A LA NI CO - NI COPINE
La main se tend vers la flamme qui va l'embraser.
La femme est solitaire.
Par ce simple geste, elle devient fatale.
Elle va faire l'objet de nombreux commentaires.
Les doigts croisés, comme dans une prière,
Elle ne sait quoi choisir.
La volute de la fumée
Ou la volupté de cette dive bouteille qui reste fermée ?
La cigarette a engendré bien de conflits.
Précédemment, elle fût le lien entre amis.
Lorsque autour d'une table
On se passait la blonde égyptienne
Ou la rêche roulée à l'ancienne.
Les mondaines la portaient à leurs lèvres
Comme la promesse d'une douce caresse.
Les hommes y voyaient comme l'affirmation de soi.
Sous la lampe allumée
Une nébuleuse formait une nappe bleutée
Certains s'amusaient à envoyer
Des halos vacillants de fumée
Je me souviens de mon Père
Prenant ma pipe de bulle à savon
La remplissant de son souffle grisâtre
Qui s'envolait vers les nuages.
La cigarette, la clope, le gris
Sont entrés dans notre vie.
Difficile de s'en défaire.
Quant à choisir de ne pas nuire à autrui
S'isoler dans son vice n'est pas encore interdit.
Swann
01:56
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19.09.2009
L'AMIE
Quelques jours plus tard, revenue en Belgique, Sabrina retrouve la carte de visite remise par la maman d'Alexandre. Afin de pouvoir la contacter en cas de besoin.
Le carton imprimé tourne et retourne entre ses doigts. Sabrina ne peut se détacher de la pensée de ce petit garçon qui, spontanément, a partagé sa détresse.
Les bleus aux genoux ne rejoignent-ils pas les états d'âme ?
Dans sa boîte de cartes illustrées, Sabrina choisit l'image de deux mains qui se croisent.
Elle rédige quelques mots, à l'enfant d'un diplomate français en fonction en Allemagne.
- "Quand je reviendrai dans ta ville; sur la pelouse, devant ton école, je t'attendrai".
Un mois plus tard, Sabrina était au rendez-vous fixé.
Alexandre sort de l'école. Une jeune femme se dirige vers lui pour l'accompagner.
Le garçon voit Sabrina sur le banc au bord de la route.
Il court vers elle.
- "Tu es revenue ! Tu ne m'as pas oublié !"
L'enfant manifeste sa joie et se blottit dans les bras de Sabrina.
Son accompagnatrice s'indigne et rappelle à l'ordre l'enfant dont elle a la garde.
- "C'est mon amie, mon amie" crie celui-ci.
Sabrina ne bronche pas. Elle fait, à son ange, un signe de la main pour qu'il suive sa gouvernante.
Dans la foi et la confiance, elle rejoint son compagnon malade.
A qui nous souhaitons pleine guérison.
... à suivre ....
Swann
04:12
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28.08.2009
L'AMIE
Un ange passe
Dans la brume de son cerveau figé, Sabrina entend un écho qui répète en français :
- Pourquoi elle pleure la dame ? Dis Maman, pourquoi elle pleure la dame
- Viens Alexandre (prénom inventé), laisse la dame !
- Non ! Je veux savoir si elle a mal comme moi !
Dis Madame, toi aussi tu es tombée sur tes genoux ?
Regarde ! L'infirmière m'a mis du mercurochrome à l'école.
Sabrina sort de sa torpeur et voit devant elle un charmant bambin de plus ou moins sept ans, le bermuda déchiré des écorchures d'une chute.
En français, elle lui répond :
- Non, je ne suis pas tombée comme toi. Mais à voir l'état de ton pantalon,
tu as dû te faire mal ?
- Oui, cela brûle et j'ai pleuré.
Mais si toi tu n'es pas tombée, pourquoi tu pleures ?
La maman, un peu génée intervient :
- Alexandre ! Tu ne peux pas tutoyer une personne que tu ne connais pas,
et n'importune pas Madame.
Sabrina; amusée, prolonge le dialogue chaleureux de l'enfant :
- Il n'y a pas de mal Madame, et votre petit garçon est tout-à-fait charmant.
Tu sais Alexandre, je peux t'appeler par ton prénom ? Les grandes
personnes peuvent aussi pleurer comme les enfants. Même si elles ne sont
pas tombées.
Et tu parles le français ?
- Oui. Je vais à l'école des étrangers. Là ! De l'autre côté de l'avenue.
Mais tu vas voir. Bientôt, comme moi, tu n'auras plus mal.
Sur ces mots, touchants et innocents des peines de l'âme, les larmes de Sabrina refluèrent de plus belle.
La maman d'Alexandre, touchée par cette détresse, vint s'asseoir près de
l'effondrée :
- Je vois bien que c'est lourd ce que vous portez Madame
Puis-je vous être utile ? Vous n'êtes pas de cette ville. Avez-vous quelques
ennuis ?
.... à suivre ....
Swann
21:42
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27.08.2009
L'AMIE

L'incertitude
Harry suit un traitement de séances de chimio.
Celles-ci puisent dans ce qu'il y a de bien pour nourrir ce qui va mal.
Perte d'appétit. Nausées. Le physique s'étiole.
Garder, pour Sabrina, le sourire.
Elle, à ses côtés, s'adapte aux horaires pour le conduire aux soins fixés.
Met tout son coeur à le nourrir convenablement. Veille à son moral, à son confort.
La compagne s'épuise de jour en jour.
Le compagnon l'encourage à se faire de petits plaisirs.
L'achat d'une robe, d'un colifichet qui lui plairaient.
Sabrina n'a plus goût à rien.
Harry est décontenancé.
La tumeur au poumon de Harry se résorbe. Les séances de rayons l'ont handicapé à la marche. Harry ne peut presque plus se déplacer.
Nous sommes en avril. Une vague de chaleur s'abat sur une partie de l'Allemagne.
Dans cette moiteur printanière, Sabrina sort faire le marché de ce qui donnerait à Harry le plaisir de manger.
Accablée par la chaleur et la fatigue, l'amie fait une courte pause sur le banc d'une avenue.
Les larmes, qu'elle contient devant son aimé, se mettent à couler sans retenue.
.... à suivre ....
Swann
02:54
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24.08.2009
L'AMIE
Ses occupations
Sabrina et son compagnon Harry voyageaient souvent. Du sud de la France à la mer du nord.
Pour les visites à la famille, aux amis. Pour les fêtes de fin d'année, d'anniversaires.
Assister à des rencontres culturelles, à des soirées artistiques
Un bel échange intellectuel existait entre eux en plus de leur affection.
La déclaration
Début de cette année, lors d'un séjour en Belgique, Harry exprime à Sabrina son souhait de l'emmener, à la belle saison, trois mois en Provence et de l'épouser.
Quel beau cadeau, elle qui n'a jamais convolé en justes noces !
Sabrina panique. Pourquoi se marier ? De fait; elle a eu, par le passé, des propositions de mariage qui ont toutes échouées par un malheur survenu avant l'union. Elle demande à Harry un temps de réflexion.
Le malaise
Le séjour de Harry arrive à sa fin. Une douleur pulmonaire, qu'il ressent depuis quelques jours, se fait de plus en plus pénible. Sabrina insiste pour qu'il se fasse examiner par un médecin. Le diagnostique est plus qu'une simple bronchite et des examens approfondis sont prescrits.
De retour dans son pays, accompagné de Sabrina qui ne peut le laisser partir seul, les résultats d' analyses des bronches de Harry tombent comme un couperet .... une tumeur à l'un des poumons
... à suivre ...
Swann.
16:29
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23.08.2009
L'AMIE

Ce que je sais d'elle
Cette histoire, je vais essayer de la retracer telle que me l'a contée l'amie. Elle la vit en ce moment.
L'amie, Sabrina (nom d'emprunt) célibataire habite la Belgique.
Depuis plus de vingt ans, elle partage l'amour avec un compagnon résidant en Allemagne. Rencontré dans le cadre de leur profession respective.
Chacun un poste élevé dans la société où ils étaient en fonction.
L'un comme l'autre, malgré leur attachement mutuel, ne pouvaient se résoudre à s'expatrier et à perdre un emploi bien rémunéré.
Ce qui leur permettait de se voir souvent. Dans les réunions communes de leur activité, tout comme par des séjours et des vacances privées.
Les années ont passé. Elles se vivent vite les années quand l'on remet au lendemain ce que l'on n'a pas pris le temps de faire la veille.
Et nos deux amants, toujours épris l'un de l'autre, se sont retrouvés à la retraite.
Le compagnon de Sabrina, ayant reçu un licenciement anticipé, et suite à un problème de santé, ne pouvait quitter son pays sous peine de perdre ses droits. Quant à Sabrina, les déplacements vers l'Allemagne ne lui causaient pas de problème; si ce n'est qu'elle ne se sentait pas attirée à vivre dans ce pays.
Faire compliqué, quand on peut faire simple !!!!
Cela les concernait tous les deux, sans avoir à intervenir dans leur décision.
Ce qui importait, c'est que leur relation durait depuis tant d'années.
.... à suivre ....
Swann
02:50
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16.07.2009
PRENDRE SON TEMPS

Un escargot joyeux se pâmait
Dans les marais
Qand il vit
Une gousse d'ail
Lui faire de l'oeil
Afin de le gaver
De beurre et de persil
Pour mieux se faire gober
L'hélix, pas accroché
A des idées fixes
Préférait l'eau
Des bigorneaux
Celle des mers
Moins amère
Que les fritures
Où belgitude et caracoler
Ne font que méduser
L'amateur de petits creux
Sur une pente
Un escargot montait
J'observais
Son ascension
Au sommet
.... Swann .....
01:10
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04.07.2009
JALOUSIE

La jalousie est un regard au travers d'un esprit froid
Pour voir sans être vu
Epier pour mieux manipuler
Se lamenter de ce que l'on n'a pas vécu
Enrager de ne pas avoir été aimé
La jalousie nuit à ceux qui réussisent
Elle s'octroie le droit de faire mieux
En écrasant les courageux
La jalousie rend la fraternité
Sans réelle complicité
Des frères, des soeurs
Ainsi se sont séparés
La jalousie ronge l'amitié à sa base
Elle rend tout échange improbable
Elle fait grief aux bonheurs des autres
Elle n'y relève que fautes
La jalousie empoisonne l'amour
Elle n'est pas preuve de celui-ci
"Qui ne trompe pas ne doute pas"
La jalousie m'a renforcée
D'un @mour forcené ....
.... Swann ....
00:51
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07.05.2009
MURMURE
Si j'avais quelque chose à te dire
Ce serait au creux de l'oreille
Pas pour épater la galerie
Pas pour faire la une des mensuels
Ce serait comme un sillon
Gravé sur un LP
Dans de la cire liquide
Une chanson douce
Que tu remonterais
A coup de manivelle
Sur un phonographe
De la voix de son maître
Une valse à deux temps
Dans ce petit bal musette
Où tu m'as entraînée
J'ai cru reconnaître
Un pas de java
Cette ritournelle
Faite de "faut pas"
J'ai bousillé mes talons
Et mes illusions
Dans ta valse
Qui a mis le temps
Ma pantoufle de verre
S'est plantée
Dans mon rêve éphémère
.... Swann ....
02:30
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13.04.2009
JOYEUSES PAQUES
Il était une fois .....
Un petit canard
De sa plume
Il rédigeait
La une des hebdos
Les infos à la pelle
Les scoops sensationnels
Et soudain
Il fut pris dans un quotidien banal
Une petite vieille
Qui s'était fait voler son cabas
Celui-ci ne contenait
Qu'une once de pissenlit
Et quelques brins de romarin
Foi de canard jaune et joyeux
Le forban du méfait
N'allait pas s'en tirer pour si peu
Un piège allait lui être tendu
Les pissenlits ne se mangent pas que par la racine
Dans la cuisine notre malicieux canard
Allait lui tendre un traquenard
A l'huile de noix
Au vinaigre de framboise
Il a substitué
Fiel de crapaud
Venin de vipère
La salade fut tellement immonde
Que le voleur vomit
Tripes et estomac
La petite vieille retrouva son cabas
Vide de ses provisions
Le canard toujours à la pointe de l'actualité
La consola
Ne te lamente pas Ma Belle
Chez McDo je t'emmène
Ce n'est pas le pro des restos
Mais toi qui ne demandes
Qu'un peu d'attention
Si la salade de fruits
Que je t'offre
N'a pas la réputation d'un trois étoiles
Je n'ai pas la prétention
D'être au-delà de tes espérances
Viens te baigner
Dans l'insouciance
.... Swann ....
03:24
Écrit par swanny
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21.03.2009
INTERDICTION A TOUT
Fais de ton chemin une route banie de tout interdit
Lorsque je me roule une cigarette, loin de toi
Que je fume, par habitude d'avoir grandi
Dans la conviviabilité de la nicotine partagée
Ma Puce, ne viens pas me copier
Ne me colle pas aux baskets
De mon vice ancré
Va jouer plus loin
Dans quelques minutes je te rejoins
Lorsque je me rempli un verre
De douze degrés
Oublie la couleur du vin chambré
Ne me suis pas dans mes gestes
De puiser par gourmandise
Dans des sachets lyophilisés
Ne monte pas dans mon auto
Préfère le vélo
Méfie-toi d'Internet
Ne m'imite pas
Tu risques
Un mauvais attentats
La nouvelle star
A des effets maléfiques
Sur ton avenir utopique
Ne te laisse pas berner
Par la publicité gonflée
Apprends bien tes leçons
Le néerlandais, l'anglais, les conjugaisons
Rince-toi les cheveux
Avec lavande en pro
Pour éloigner lentes et totos
Brosses-toi les dents
Avec fluor et détergent
La fumette tu laisses
Aux révoltés de la société
Ne parle à aucun(ne) inconnu(e)
Range tes poupées de rêves
Barbie et Kent
Ne sont plus actuels
Second Live n'est que virtuel
..... Swanny ....
P.S. A mes Petits-Enfants
Vivez dans la réalité
Vous avez des parents
Pour vous guider
Vers la liberté de vous réaliser
Dans le monde réel
..... Votre Granny .....
21:30
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02.03.2009
LA MER
Suivant la vague j'ai marché
Elle s'étalait
De coquillages nacrés
D'odeur d'iode
Et de baisers
La lame déferlante
S'ouvrait à toute suggestion
L'invasion de tes désirs
L'exhalation de mes soupirs
La marée nous submerge
De ton écume
D'amour incontrôlé
Je me ravis et m' enrobe
De cet amour en filigrane
Qui me laissera
Vide de ta présence
Quand tu te seras retiré
Comme ce repli de soi
De ne pas être aimée
Pour soi
Une vague qui passe
Et qui efface ses traces
.... Swann ....
02:10
Écrit par swanny
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14.02.2009
POINT D'INTERROGATION
Il semblerait
D'après les médias
Que les blogs sont lus et surveillés
Par des yeux à l'affût de ce qui y est écrit
Parfois, même, pour être utilisés
A l'insu de son auteur
J'aimerais dialoguer avec ces voyeurs
- Sympathiques je n'en doute pas -
Qui viennent visiter mon site
D'extravagances diverses
Et qui ne laissent pas de commentaire
La toile du Net
Ne serait-elle que le reflet
De notre propre imagination
Que derrière le miroir
Il n'y aurait plus de communication
Points ?????????
.... Swann ....
21:41
Écrit par swanny
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MON SAINT-VALENTIN
Comme chaque matin
Je pense à toi
Même si tu n'es plus là
Ce quatorze février
Tout ensoleillé
Je me prélasse dans la chaleur
De pâles rayons hivernaux
Qui gonflent mon coeur
De bonheur
Aux souvenirs de nos serments
Echangés
Ceux-ci n'auront duré
Que ce que durent les roses
L'espace d'une pause
Parfumée
Je ferme les yeux
La senteur de tes fleurs
Valse autour de moi
M'enlace de leur saveur
Comme la chaleur de tes bras
Je t'offre ce bouquet
Près de toi il va éclore
Te remémorer qu'à jamais
L'Amour se cultive et s'élabore
Pour l'éternité
De ceux qui se sont aimés
.... Swann ....
21:06
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01.02.2009
NOS FINANCES ET NOUS
Tu confies des années de labeur, sur lesquelles tu es taxé, à des garants plus avertis que toi par leur manipulation en matière de rendement.
Tu te retrouves, avec panier percé, quand tes investigateurs ont dépensé tes maigres attributions à leurs placements de gradeurs sous-estimées.
CONCLUSIONS
Tu t'assieds au bord de la route. Tu n'as plus d'illusions.
Un passant, anonyme qui passait par là, te pose la question :
"Pourquoi te lamentes-tu, pauvre pêcheur, sur ce monde si beau qui t'est offert ?"
Tu lui racontes tes propres petits malheurs, avec la pudeur de ne pas évoquer les grands soucis de ce monde qui ne te concernent pas .... Ben quoi ! C'est de toi dont il s'agit !!!
Le passant, complaisant, t'écoute.
Il s'assied à tes côtés.
Se pose la question à son tour.
"Que suis-je venu faire sur cette terre si je ne peux améliorer la contradiction humaine? Mon Père, Créateur tout Puissant, ramène-moi près de toi. Nous avons du pain sur la planche. Remettons-nous au pétrin pour assurer à chacun son quotidien
23:56
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APRES UNE LONGUE ABSENCE
Avec vous les copains, les copines; à l'amie Fée, qui me lisez.
Plus grand chose à dire sous ma plume refroidie ?
Si ! L'horreur de la progammation des faits de société dans l'actualité.
La bande de Gaza qui pose problème à nos petites têtes blondes, brunes ou bronzées à l'abri de l'inimaginable.
Dialogue avec Ma petite-fille, 5ans 1/2 :
- "Dis Granny ? C'était la guerre dans ton pays (sous entendu la Belgique où je suis née) quand tu étais petite ?"
- " Imagine, Ma Chérie ! En temps de conflits entre pays, les parents manquent de l'essentiel, que tu as au quotidien, pour nourrir leurs enfants. Quand je suis née, fin d'une grande guerre, mes parents n'avaient pas de quoi nous garantir de tout. Nous ne pouvions rien gaspiller, rien jeter."
- " Pourquoi Granny ?" me dit-elle avec ses grands yeux ébahis ! "Vous n'aviez même pas de poubelles ?"
22:55
Écrit par swanny
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